Pour les familles accros au voyage : comment survivre à cet hiver de pandémie

Monter la tente de bébé à la plage, explorer les épiceries full de produits qu’il n’y a pas dans ton Métro. Faire des rides de taxi les fenêtres ouvertes (avec une musique locale qui joue). La chaleur quand les portes de l’aéroport ouvrent sur ta face fatiguée du vol. Le moment où tu te demandes pourquoi tu as amené tes enfants ici. Te dire le lendemain que c’était la meilleure décision ever. 

TOUT te manque du voyage et la darkness de novembre n’aide pas, petit down post-Halloween en plus.

Tu aimerais mieux que tes cernes reflètent le décalage horaire plutôt que le changement d’heure.

La perspective de l’hiver et de l’isolement à la maison qui se poursuivra. Ouch.

Voyageurs dans l’âme que vous êtes, anciens real backpackers devenus parents, vous vous étiez juré en achetant une poussette dans une grande surface que vous alliez continuez à explorer le monde no matter what. Même si vos amis et votre famille avaient un sourire en coin en entendant votre naïveté, vous vous êtes tenu fort les mains en vous regardant au fond des yeux : le voyage serait toujours au centre de vos projets de famille. But. Y’a eu une pandémie.   

voyager famille bouffe

Même au cœur des nuits trop courtes, où vous avez envié tous les bébés de la terre qui dorment. Même quand les nons du 2 ans ne finissaient plus de finir. Il y avait toujours des souvenirs du dernier trip à se remémorer. Des to-do list pour les prochaines vacances à venir à l’autre bout du monde.  

Des stories de buffets déjeuner dans les hostels avec les enfants, de petits villages bohèmes de bord de mer nulle part, de sacs de jouets oubliés dans un bus public (nonnnnnn!). 

Ta fatigue de parent en manque d’avion est partagée par plusieurs (sinon tous!) les parents voyageurs. Tu es loin de sortir de ta zone de confort en mode 9 à 5, parfois en mode télé à la maison ou visière au travail. Toujours avec du Purell. Tes enfants commencent à mettre des masques à leur toutou, preuve que la situation se prolonge dans le temps. Tu carbures au dépaysement depuis always, et tu as l’envie profondément ancrée en toi de faire vivre ces grands thrils que tu aimes tellement à ta marmaille. C’est normal que tu trouves ça tough, 2020. 

Il faut garder espoir, se dire que ça passera. Prendre la petite main humide de bouette d’automne de ton mini et accueillir l’hiver malgré. 

Le voyage est un choix de famille, parfois un mode de vie.

Parent qui aime trop voyager, tu peux te demander ce qui t’apporte le plus quand tu es ailleurs, ce qui fait que tu penses déjà au prochain embarquement alors que tu es DÉJÀ ailleurs. Et comment, devant cette immensité qu’on ne contrôle pas, tu peux continuer à alimenter ta vibe de globetrotteur et la partager à ta familia. Parce que tu es habitué de planifier et d’organiser, tous les jours et pour le voyage, de rêver au prochain projet un peu crazy-wild qui fait peur. Il faudra peut-être combler ce grand trou. 

Être en flip flop 7 jours sur 7, n’avoir que 3 pieds carrés de choses à gérer. Avoir comme principale préoccupation de trouver le meilleur resto famille friendly, ou d’avoir un maillot sec pour se baigner. Trouver du sable de la plage partout même si ça fait 2 jours que vous êtes allés. Rencontrer et jaser avec le proprio d’une plantation de café. 

So? C’est quoi, l’ingrédient actif ? Moins de matériel, plus de simplicité, de temps ensemble, moins de soucis et de stress, plus de temps dehors, plus de temps tout court.

Comment tu fais pour entrer un peu plus du voyage dans ta maison d’ici?  

Peu importe, les enfants ne pourront pas croiser Alakazou live dans le salon. L’eau du bain ne deviendra pas turquoise et ta caissière ne parlera pas portugais à ta prochaine épicerie. Mais tu pourrais aller dormir dans une yourte, faire un feu quelque part dans un refuge, aller au sommet d’une nouvelle montagne. Faire une cabane gigantesque dans le salon la fin de semaine et croire très fort que c’est un volcan. Tes yeux d’adultes sont moins impressionnés, mais ce n’est pas moins impressionnant pareil. 

Fais un plan A, B, C pour l’hiver qui vient en famille.

hiver

Moins loin, moins de palmiers ou de tour Eiffel, mais du nouveau et du différent autrement. Peut-être faut-il cultiver la capacité d’émerveillement dans le day-to-day de tes enfants. Et déterrer la tienne, si elle s’ennuie trop de l’Asie-du-Sud-Est.  

Un flocon à la fois, se ramener à des affaires simples (un smoothie aux ananas, des lumières de Noël dans les plantes comme au condo de grand-papa et grand-maman en Floride, un long boat construit avec la boîte du nouveau lave-vaisselle). En attendant du mieux que tu peux le grandiose et la fin de toutes les vagues. 

Prends un traîneau et le toutou panda pref de ta dernière, et va dans un petit coin pas loin, avec ton (vos) backpacks et une glacière pour quelques jours dans le fond des bois. Tu te diras que ce n’est pas le Machu Pichu, mais.  

Entretenir et transmettre à tes enfants une façon de voir le merveilleux chaque jour à la maison, peut-être que ce sera ça, 2020. 

Un high five virtuel collectif pour s’encourager. Et garde ces visions réconfortantes pas loin : deux gros sacs à dos usés, 1 (peut-être 2!) mini backpack tout-neuf, une vision d’aéroport et de ride familiale en tuk tuk. 

Et toi, comment tu entrevois l’hiver qui s’en vient?  

Tags: pandemie famille, parents voyageurs, reflexion, voyager hiver famille

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